Réconciliation avec le corps / 1

 

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Un client qui reçoit du shiatsu de manière très régulière avec satisfaction, me confiait récemment qu’il ne savait estimer les effets de la séance précédente, avant de préciser « je ne maîtrise pas les effets de cette technique, je suis plutôt spectateur».

Le shiatsu peut dérouter l’esprit occidental généralement mieux entraîné à développer son aptitude à la maîtrise mentale, que sa capacité à la perception intuitive, kinesthésique, sensorielle ou spirituelle… Souvent pris dans le flux rapide et le rythme soutenu de la vie moderne, nous gérons le stress inévitablement corrélé et sommes peu disponibles pour porter attention à ce qui se joue en nous, en temps réel. De plus l’attention à soi est souvent critiquée, parfois même sévèrement dans certains milieux dont la culture laisse peu de champ à cette valeur-là. Nous nous trouvons ainsi, peu ou prou déconnectés de nous-mêmes.

La position de spectateur, comme celle d’inscrit aux abonnés absents, laisse une alternative au corps : il traverse l’infinité des variations internes et externes, comme un plongeur en apnée ; je veux dire par là que, privé des apports régénérateurs d’espaces-temps nourris de l’attention intuitive, fine, bienveillante et silencieuse, dont il a besoin pour se ressourcer, il puise dans les ressources vitales à tout va sans qu’elles soient correctement renouvelées au quotidien. Dans ces conditions, l’organisme gère, plus qu’il ne vit. La tête décide, le corps suit comme il peut, souvent plutôt bien. Mais le fossé se creuse parfois trop, voire à l’excès. Méconnu dans son fonctionnement ou ignoré dans ses besoins, l’organisme joue sa carte joker : il somatise d’une manière ou d’une autre ; ce qui à nos yeux, aggrave encore son cas en faisant de lui un possible « empêcheur de tourner en rond » qui ne se soumet plus aux injonctions « venues d’en haut ».

Toute personne qui se tourne alors  vers le shiatsu, s’offre l’opportunité bienfaisante de redonner à son corps le rôle d’allié précieux, d’associé inséparable de l’esprit ; ce qu’il est et peut redevenir... à tout instant... dans l’intention tout du moins, car dans les faits, le processus n’a rien d’instantané : (re)-prendre contact avec son corps, renouveler sa relation avec lui, développer et affiner la conscience intérieure que l’on s’en fait, sont les ingrédients indispensables pour repartir sur des bases plus claires, retrouver un bon équilibre général et une meilleure santé globale.

Venir au shiatsu c’est prendre rendez-vous d’abord et avant tout avec soi-même. Alors, une fois sur le futon, osons la rencontre !

Et donnons-nous la chance de la vivre pleinement !



                                                                                                                                                                                                                                                            Muret, le 1° Juillet 2012
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